Étude de cas : environnement
Une buanderie industrielle consomme beaucoup d'eau, de gaz et de kilomètres. Voici, chiffres et sources à l'appui, ce que les choix de la Buanderie Bonin représentent par rapport aux pratiques courantes de l'industrie.
- 59 à 94 tde CO₂e par an : ordre de grandeur de la chaleur récupérée sur les eaux de rejet
- 14 tde CO₂e par an évitées par une sécheuse équipée d'une récupération de chaleur, mesuré au Québec
- 17 tde CO₂e par an évitées sur la route, en desservant les hôtels à proximité
Estimations à pleine capacité (20 000 lb de linge par jour, 360 jours par an), établies à partir de repères publiés. Méthodologie et sources au bas de la page.
Le point de départ
Dans une buanderie conventionnelle, l'eau de lavage sert une fois, puis part à l'égout encore chaude. La chaleur des sécheuses part par la cheminée. Et le linge voyage souvent loin, d'une buanderie en périphérie jusqu'aux hôtels du centre-ville.
Le chauffage de l'eau pèse lourd : dans une buanderie hôtelière, environ 42 % de tout le gaz consommé sert à chauffer de l'eau3. La Buanderie Bonin s'attaque à ces trois pertes.
| Levier | Pratique courante | Buanderie Bonin |
|---|---|---|
| Eau | Utilisée une fois, puis rejetée | 100 % des eaux de rinçage final réutilisées |
| Chaleur | Eaux chaudes et air des sécheuses rejetés | Récupérée sur les eaux de rejet, les sécheuses et les bouilloires |
| Route | Buanderies souvent en périphérie | Clients au centre-ville |
L'eau
La plupart des laveuses-essoreuses consomment de 17 à 33 litres d'eau par kilo de linge, et les laveuses en tunnel 17 litres ou moins1. Même les systèmes de recyclage les plus poussés recensés par l'EPA réutilisent de 85 à 90 % de l'eau1.
Concrètement. Buanderie Bonin réutilise 100 % de son eau de rinçage final au premier lavage, au lieu de la rejeter. Au repère prudent de 13 L/kg2, une buanderie de notre taille sans recyclage puiserait environ 118 000 litres d'eau par jour à pleine capacité. Chaque tranche de 10 % d'eau réutilisée représente donc environ 11 800 litres de moins puisés à l'aqueduc chaque jour.
La chaleur
Buanderie Bonin a mis au point son propre système : des serpentins qui amènent l'eau propre aux laveuses passent dans les bassins d'eaux de rejet. Encore chaude, l'eau usée réchauffe l'eau d'entrée, qui arrive froide, surtout en hiver.
Le lavage demande environ 0,2 kWh de chaleur par kilo de linge2. Les échangeurs eau-eau récupèrent en général de 50 à 80 % de la chaleur des eaux de rejet, selon les fabricants4, et la TRSA cite une récupération de 50 à 75 %3.
| Chaleur récupérée | Repère publié | Ce que ça représente |
|---|---|---|
| Sur les eaux de rejet | 50 à 80 % de la chaleur des eaux de rejet4 | Environ 900 à 1 450 kWh de chaleur par jour à pleine capacité, soit 86 à 138 m³ de gaz naturel et 59 à 94 t de CO₂e par an |
| Au séchage | 16 % de gaz en moins, mesuré dans une buanderie québécoise5 | 7 642 m³ de gaz et environ 14 t de CO₂e par an, pour une seule sécheuse industrielle |
Le règlement 2008-47 de la Communauté métropolitaine de Montréal limite la température des rejets à l'égout à 65 °C12. Récupérer la chaleur des eaux de rejet, c'est aussi les retourner plus froides au réseau.
Proximité
Buanderie Bonin privilégie les hôtels à proximité. Ses installations sont à 8 minutes du centre-ville. Une tournée de livraison au centre-ville fait environ 10 km aller-retour. Pour une buanderie située à 40 km, la même tournée en ferait environ 80.
Concrètement. Un camion moyen au diesel consomme 24,4 L aux 100 km8. Chaque tournée évite donc environ 70 km, 17 litres de diesel et 48 kg de CO₂e6. À une tournée par jour sur 360 jours, c'est environ 17 t de CO₂e par an.
Un linge qui dure
Entre 50 et 70 % des émissions d'un textile surviennent avant sa première utilisation, et remplacer un seul drap de bain représente environ 15 000 litres d'eau et 8 kg de carbone9. Pourtant, dans l'industrie hôtelière britannique, seulement 10 % du linge est retiré parce qu'il est vraiment usé9, et la literie dure souvent de 100 à 150 lavages10.
des items tachés sauvés : une fois retirés de la circulation à l'étape du contrôle de la qualité, les items sont traités à une formule de détachage, au lieu d'être classés inutilisables.
La calandre est alimentée à la main. Aucune pince ne saisit les draps, ce qui ménage les fibres et prolonge leur durée de vie.
Les formules de lavage de Buanderie Bonin respectent les températures et les temps de lavage. Elles demandent ainsi moins de produits, ce qui réduit leur impact sur le linge et sur l'environnement.
Pour votre hôtel
Selon le GHG Protocol, les émissions liées aux biens et aux services achetés par une entreprise, y compris les services, font partie de ses émissions indirectes (portée 3, catégorie 1)11. La blanchisserie de votre hôtel en fait partie. Choisir Buanderie Bonin réduit ce poste sans rien changer à vos opérations.
| Pour 1 000 lb de linge | Ordre de grandeur |
|---|---|
| CO₂e évité, chaleur des eaux de rejet seulement | environ 8 à 13 kg |
Exemple : un hôtel qui confie 1 500 lb de linge par jour à Buanderie Bonin évite de 4,4 à 7,0 t de CO₂e par an, seulement sur le chauffage de l'eau.
Méthodologie et sources
Volume de référence : capacité des installations, 20 000 lb (9 072 kg) de linge par jour, 360 jours d'exploitation par an. Les chiffres sont des ordres de grandeur à pleine capacité, pas des mesures.
Eau : repère de 13 L d'eau neuve par kg pour une petite buanderie industrielle sans recyclage [2], soit environ 118 000 L par jour à pleine capacité; 10 % de cette quantité correspond à environ 11 800 L.
Chaleur des eaux : 0,2 kWh de chaleur par kg au lavage [2], en supposant que cette chaleur part avec les eaux de rejet; récupération de 50 à 80 % [4]. Gaz naturel : 37,89 MJ/m³, soit 10,5 kWh/m³ [7]. Les pertes de chaudière ne sont pas comptées, ce qui sous-estime le gain.
Séchage : 16 % d'économie et 7 642 m³ de gaz par an pour une sécheuse industrielle, mesurés lors d'une démonstration à la Buanderie Blanchelle de Saint-Jean-sur-Richelieu [5]. Le nombre de sécheuses de Buanderie Bonin n'est pas pris en compte.
Émissions : 1,889 kg CO₂e/m³ de gaz naturel et 2,790 kg CO₂e/L de diesel [6]. Camion moyen au diesel : 24,4 L/100 km [8]. Buanderie de comparaison à 40 km : hypothèse d'illustration.
- 1EPA WaterSense, WaterSense at Work, section 3.5 : Laundry Equipment. U.S. Environmental Protection Agency, 2023.
- 2Máša et al., Energy Intensive Process in Professional Laundry Service : Up-to-Date Approach. Chemical Engineering Transactions, vol. 35, 2013, p. 259-264.
- 3TRSA, Energy Efficiency in Hospitality Laundries. Textile Services Magazine, janvier 2008.
- 4Christeyns, Cut energy costs through heat recovery. Christeyns (fabricant), mars 2023.
- 5Énergir, Industrial Dryers : Energy Now Recoverable. Énergir Informatech, août 2011.
- 6TEQ, Facteurs d'émission et de conversion. Transition énergétique Québec, version du 16 août 2019.
- 7Énergir, Natural gas properties. Énergir.
- 8RNCan, Enquête sur les véhicules au Canada 2009, rapport sommaire. Ressources naturelles Canada.
- 9TSA, UKHospitality, A Guide to Valuing Hospitality Linen : Helping Linen Last Longer!. Textile Services Association, UKHospitality, UK Housekeepers Association, 2023.
- 10Diversey, Why every hotel should re-think linen. Diversey, une société Solenis, livre blanc, 2026.
- 11GHG Protocol, Technical Guidance for Calculating Scope 3 Emissions, chapitre 1. World Resources Institute et WBCSD.
- 12CMM, Règlement numéro 2008-47 sur l'assainissement des eaux. Communauté métropolitaine de Montréal, 2008 (copie publiée par la Ville de Vaudreuil-Dorion).
Sources consultées en octobre 2026.
« Nous refusons tout compromis dans nos protocoles de lavage, nos équipements et la formation de notre équipe. »
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